4500 caractères pour une sélection Mondoblog

Je me présente, pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis Atome ( En fait, on m’appelle ainsi). Je suis un jeune Camerounais… mais je ne vais pas vous faire tout ce récit car je l’ai déjà fait dans le menu  « Qui suis-je? ». Vous pouvez en savoir plus sur moi  en cliquant ICI. J’aimerai partager avec vous (Parce que ce blog est destiné au partage, à l’opinion et à la contribution) l’expérience que j’ai vécu avant d’être sélectionné en tant que Mondoblogueur et surtout ce qui m’a permis de l’être. J’aurai vraiment pu passer à côté de la plaque, mais d’une maladresse, j’ai réussi à me corriger.

En effet, j’ai eu vent du concours il y’a quelques mois par les antennes de la Radio RFI. Jusque là, j’étais vraiment peu motivé car j’avais déjà une blog (sur la musique urbaine Camerounaise) qui se porte plutôt bien. Vous pouvez lire mes articles sur la musique en cliquant sur le menu « Mboa music ». Je me demandais bien qu’est ce que ça m’apportera d’être sur Mondoblog.

Quelques semaines après, c’était au mois de Janvier 2016. Je reçois une message  d’un ami sur What’sapp accompagné du lien d’inscription au concours. Ce message de Davy Lessouga ( Manager de l’artiste Franko) disait « Tu devrais participer, je crois que tu as toutes les chances d’être sélectionné ». Cela m’a interpellé une fois de plus et je me suis dit qu’en effet je ne perd rien. J’ai donc visité la plateforme et elle m’a semblé assez crédible et utile pour compléter mes connaissances.

Parmi les trois thèmes proposés, j’ai choisi « Notre première rencontre ». Sur le libellé, il fallait être créatif, surprendre le jury et ne pas dépasser 4500 caractères.Les candidatures devant être déposées avant le 31 mars. J’avais du temps. J’ai donc trouvé un idée pour écrire mon texte: parler de ma première rencontre avec ma passion (Le Rap) que j’allais personnifier. Le 15 mars, j’ai écrit un texte d’environ 4000 mots (Et non caractères comme cela a été prescrit). Je n’avais en effet pas bien lu, et c’est le 30 mars , la veille du dépôt que je reviens finir mon texte après l’avoir fait lire à quelques proches. Le 31 mars au moment de déposer mon texte, il m’est indiqué qu’il est plus long que la prescription demandée. C’est ainsi que je constate mon erreur : j’ai produit 4000 mots au lieu de 4000 caractères. C’était pratiquement dix fois plus… je me suis donc mis à la contraction vu que je n’avais plus de temps et que c’était le dernier délai. J’ai tronçonné le texte plus de 10 fois de suite en essayant tant bien que mal de le faire garder son sens (souvenir de mes cours de contraction de textes en classe de Seconde). Opération qui me prit plus d’heure et finalement j’ai obtenu un peu plus de 4000 caractères.

Le 13 avril 2016, bonne nouvelle! je reçois un mail me confirmant que j’ai été sélectionné pour la saison 5 de Mondoblog; et mieux encore dans la première phase. Pour vous dire la vérité, je ne crois pas qu’avec le texte de 4000 mots cela se serait fait. Je suis donc comme de nombreux autres jeunes Africains, Mondoblogueur. Pour moi c’est un nouveau défi car je vais devoir aborder des sujets et thématiques autres que mon domaine de prédilection, la musique. J’espère et je sais que je serai  à la hauteur.

Email reçu après sélection au Concours Mondoblog

Email reçu après sélection au Concours Mondoblog

Pour finir j’aimerai sans vraiment vouloir être trop long partager avec vous le texte qui m’a valu cette sélection. Laissez votre avis. Merci

Première rencontre avec une passion, le Rap

Durant mon enfance, nos regards se sont souvent croisés, quelques soupçons de lui semblaient faire plaisir à mon tympan. Le Rap me faisait des clins d’œil comme s’il cherchait à nouer une amitié avec moi. Aussi loin que je me souvienne, le premier auquel j’ai positivement réagi était lorsque j’avais environ 05 ans, il était à cette époque sous une forme qui m’accrochait : c’était la chanson « I like that move it  » du groupe Real to real. A cette époque, dans notre jargon on appelait ce type de morceaux « les chansons des Yor », on confondait cela au Rap à cause de la ressemblance des styles. Ma première rencontre réelle avec le Rap a eu lieu il y’a bientôt 10 ans, après l’un de ses nombreux clins d’œil, j’ai décidé d’aller vers lui pour discuter. Notre conversation fut très familière.

Moi : Je t’ai souvent croisé et je voyais tes interpellations, mais j’ignorais que tu avais autant de vertus.

Le Rap : Tu sais, on ne m’adopte pas facilement. En général, les gens se font de mauvaises idées sur moi.

Moi : Justement, parlant d’idées, moi je te voyais à la télé avec des rappeurs portant de gros habits, qui semblaient ne pas dire grand-chose et mettaient dans leurs clips des filles nues, pourquoi acceptes- tu d’être ainsi utilisé ?

Le Rap : Tu sais, l’homme a ses défauts, moi je ne suis qu’un art, je me prête involontairement à des idéologies qui ne fédèrent pas tout le monde. Le tord ne me revient pas, la preuve, ce ne sont pas tous les Rap qui ont ce profil.

Moi : Je constate que tu existes en plusieurs registres. Je suis quelque peu perdu.

Le Rap : Oui, tu as raison, entre Rap hardcore, Rap ganster, Rap conscient, Rap puriste et bien d’autres, tu me verras nommé; va sur le net, je suis sûr que tu en sauras plus.

Moi : Bien ! Et pour toi, qu’est ce que le bon Rap ? Du moins, quand est-ce que tu te définis comme bon ?

Le Rap : Comme je t’ai dit je suis neutre, ce sont les hommes m’apprécient selon leurs connaissances.

Toutefois, je te proposerai d’écouter les premiers rappeurs, tels que Iam en France et peut-être aux Etats-Unis Ice cube, Llcool J, Nas, Tupac.

Moi : Okay ! Je le ferai. J’aimerai aussi que les gens te découvrent comme je t’ai découvert, je les ferai écouter.

Le Rap : Merci ! Mais, je te préviens, ne t’attend pas à ce qu’ils accrochent leurs oreilles dessus au premier coup, surtout en Afrique où tu vis.

Moi : Oui je comprend, ici tu n’es pas une musique de premier choix. Mais je connais des morceaux de Rap Camerounais qu’on aime tels que « Jamais  » de Krotal ou « Si tu vois ma go  » de Koppo.

Le Rap : Peut-être d’ici quelques années je serai aussi présent au Cameroun que je le suis aujourd’hui en France.

Moi : Je l’espère mais, peux-tu avoir un profil Africain ? Avec du Makossa, ou du Bikutsi et des codes de chez nous comme le pidgin ou le  » Camfranglais », et même avec notre ton ?

Le Rap : Oui ! Comme je t’ai dit, je suis une musique qu’on peut mouler. Le Rap Africain n’est pas obligé de ressembler aux autres Rap. D’ailleurs, cherche à écouter des artistes comme Krotal, Aksang grave, Négrissim de ton pays, tu comprendras.

Moi : D’accord !

Le Rap : je vais te dire un secret : « ton identité est le véritable pilier de ton art, la vérité, les valeurs originelles et les bonnes prises de position sont à la racine du talent de ceux qui m’honorent réellement »

Moi : C’est bien compris, que dois-je donc faire si je veux rapper ? Crois-tu que j’ai du talent ?

Le Rap : Oui ! Mais fais attention, parce que si tu me choisis, tu choisis le camp des marginaux,la longue route et aussi le chemin des tentations nombreuses.

Moi : J’ai toujours voulu partager ma vie, Je crois que tu en es le moyen parfait. Hélas ! Je ne connais pas grand-chose en musique.

Le Rap : C’est pour cela qu’il va te falloir apprendre à écrire les rimes, travailler ton flow … Ça prendra du temps.

Moi : Je suis enthousiaste, je me lance. Désormais, je me mets à l’école du Rap. Je demanderai à Dieu de me guider dans cette quête. Enchanté d’avoir fait ta connaissance.

Le Rap : Merci mon cher ! Je me sens honoré et je ne peux que te dire «bonne chance». A très bientôt !

C’est ainsi que s’acheva ma première rencontre avec ma passion, le Rap est devenu un acolyte inséparable avec qui je traîne, j’échange, et surtout grâce à qui je m’exprime et je partage.

14 réflexions au sujet de « 4500 caractères pour une sélection Mondoblog »

  1. Beau texte Atome!
    J’aime le souffle et le style que tu as utilisés. J’espère qu’on échangera très bientôt dans la communauté des « mondoblogguerurs ».
    A très vite!

  2. L’article est mortel pas seulement parcekil relate ta rencontre avec ta passion mais parceke tout le monde se retrouve un peu dans cette histoire:lhistoire de sa première rencontre avec sa passion.moi c’est la musique dans sa genéralité

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